Soutien à la décision prise par le président Hollande d’engager les forces françaises au Mali
Jean-François Copé, président de l’UMP, apporte son soutien à la décision prise par le président Hollande d’engager les forces françaises au Mali afin d’entraver l’établissement d’un Etat narcoterroriste. Il était grand temps d’agir.
L’intervention de l’armée française se fait dans une parfaite légalité internationale. La France se montre fidèle à ses valeurs universelles, celles-là mêmes qui ont justifié l’intervention en Afghanistan contre l’extrémisme, le fanatisme, le terrorisme et en faveur de la paix et de la sécurité internationales.
Le Premier ministre et le président de l’UMP se sont entretenus par téléphone. A cette occasion, Jean-François Copé a insisté pour que le Parlement soit pleinement informé de l’évolution de la situation, conformément à la réforme constitutionnelle de juillet 2008.
Jean-François Copé, au nom de l’UMP, a une pensée toute particulière pour les otages et leurs familles qui vivent un moment particulièrement éprouvant ainsi que pour nos ressortissants établis au Mali. Leur sécurité doit être une priorité.

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4 commentaires
Oui Monsieur le Président de l’ U.M.P. vous avez raison d’approuver cette décision du président de la République. Pour une fois il fait quelque chose de bien. Bravo à vous et entièrement dévoué à votre cause, la mienne , la nôtre, celle de la France, grande et généreuse et que vive la « droite décomplexée »
OUI à l’intervention car cela prouve une nouvelle fois que nos amis africains ne sont toujours pas entrés dans l’Histoire. Si par hasard, la COTE D’IVOIRE fournit des troupes, je me prépare à mourir de rire. Un ancien de la force LICORNE.
Rien à dire sur la nécessité d’une intervention militaire rapide au sud Mali, mais quid de l’objectif final ? C’est là que le bât blesse. On retrouve un Président Hollande qui, (faute d’imagination ?) ne dit pas où il va. Les rescapés Djihadistes eux le savent : le plus vite possible vers le Hoggar ses monts et ses grottes, au Pays des Hommes Bleus et plus à l’ouest ou encore plus loin si nécessaire, c’est si grand… La France veut-elle les poursuivre jusque Là ? Veut-elle risquer de tuer des Touaregs (2 millions tout de même) parmi lesquels il y a des trafiquants mais pas que des terroristes au sens où le Président Hollande justifie leur «destruction ». Alors sur quelle ligne situe-t-on l’arrêt des combats ? Premier point.
Deuxième point : Quid du Mali, quid de son gouvernement actuel et de ses luttes intestines ? Quid d’un Pays si différent entre ses parties Nord et Sud ? Faut-il faire deux entités avec des gouvernements spécifiques en fonction des régions ? Faut-il continuer à soumettre le Nord à la tutelle de Bamako ? Qui doit décider de tout cela ? L’Europe ? La France ? Les Africains ……Oui, bien sûr, cela revient au Peuple Malien, mais alors le risque d’une belle pagaye politique ou civile n’est pas exclu.
Troisième point la Finance : Je sais que c’est un problème trivial difficile à aborder par des Personnalités politiques en vue mais qui va payer l’opération militaire ? Qui va payer l’opération Humanitaire ? Qui va payer les investissements nécessaires pour sortir ce Pays d’une pauvreté source de désordres ? En vérité commence ici la véritable difficulté de l’ingérence Française au Mali avec, soit le risque qu’une longue présence ne dégénère en occupation, soit le risque de laisser en plan ce Pays sans avoir fini le boulot. Je comprends que notre Président ne soit pas chaud pour en discuter directement avec les Chefs d’Etat Européens. Pourtant il en va de son image, de celle de la France de celle de l’Europe aussi.
Mali : La raison du plus fort…
François Hollande s’est fixé pour objectif de « Détruire ou emprisonner les terroristes » afin de « rétablir l’intégrité territoriale du Mali » Son action a reçu le soutien absolu et quasi unanime du gouvernement, du parlement, de l’opposition, de la presse et de l’opinion publique en général. Le raisonnement est basé sur l’idée que le «terrorisme islamiste » est la cause essentielle des difficultés et de l’instabilité du Mali.
Pourtant au vu des faits et de l’histoire, cette théorie ne tient pas puisque c’est, tout au contraire, la faiblesse et l’instabilité récurrente de l’Etat Malien qui a permis l’installation du terrorisme islamiste dans le Nord du pays. (1)
Quoiqu’il en soit, la coalition des forces Françaises, Maliennes, et de milliers de soldats Africains de la Misma vont soumettre, par la force, les populations du Nord à la gouvernance de Bamako.
Même si l’intention Française de retirer ses troupes se concrétise, toute la partie « blanche » du Mali restera pendant longtemps sous occupation Africaine. La France, l’Afrique, désormais approuvés par les Etats-Unis, ne voient pas d’autres possibilités que la force, pour «rétablir l’intégrité territoriale » du Mali. (Encore faut-il souligner le bémol du Vice-Président Américain Joe Biden qui veut mettre les forces Maliennes et Africaines sous tutelle de l’ONU).
Reste à attendre le déroulement du cours de l’Histoire pour voir si le «terrorisme » là circonscrit, ne se développe pas ailleurs et surtout observer comment les populations Berbères, Arabes et Musulmanes vont, dans le temps, réagir.
1) Pour en savoir plus se référer aux articles des spécialistes, ceux de Boris Thiolay ou de celui très didactique d’Olivier Roy Directeur d’Etudes à l’EHESS paru dans « Le Monde »