Les premiers résultats de l’action économique de François Hollande, évalués aujourd’hui par la Commission européenne, sont mauvais et inquiétants. Qu’attend-t-il pour changer de politique ?

Ce que l’UMP reproche à François Hollande, ce n’est pas seulement d’avoir menti aux Français pour conquérir le pouvoir, c’est d’échouer. C’est ce que montre clairement la Commission européenne.

Contrairement à l’objectif qu’il s’était fixé, la France ne respectera pas son engagement de réduction du déficit en 2013, tout comme l’Espagne, la Grèce et le Portugal.

Contrairement à l’objectif qu’il s’était fixé, la croissance sera très faible en 2013 et replongera en 2015.

Contrairement à l’objectif qu’il s’était fixé, le chômage continuera d’augmenter pour atteindre 11% en 2014.

Enfin, à l’échec des actes s’ajoute la dissimulation des discours : contrairement à ce qu’affirmait le gouvernement la semaine dernière pour relativiser l’échec des 3%, la France n’a pas été mise « sur de bons rails », puisque, faute de réforme, notre déficit public repartira à la hausse en 2014.

Je demande donc à François Hollande la vérité des constats et le courage de la réforme. Au lieu de nous faire perdre du temps avec le droit de vote des étrangers et les manipulations électorales pour garder le pouvoir à tous prix, le gouvernement socialiste ferait mieux de s’occuper de la formation, de la production et de la défense des intérêts commerciaux de la France, avec l’emploi des Français comme première préoccupation.