Pour comprendre mon engagement, il faut connaître mon histoire et mon parcours.
Je suis né le 5 mai 1964 à Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine. De par mes parents, originaires de Roumanie pour mon père et d’Algérie pour ma mère, je suis moi aussi, comme Nicolas Sarkozy l’a si bien exprimé le 14 janvier 2007, un « petit Français de sang mêlé ».

Dès mon plus jeune âge, j’ai eu cette passion de la politique et de l’engagement qui ne m’a plus jamais quitté. J’en garde le souvenir des soirées électorales devant la télévision familiale, et d’une éducation bercée par les valeurs du Gaullisme dont je me sentais proche et auxquelles je crois toujours aujourd’hui.

Une fois le bac en poche, j’étudie à Sciences Po (dans la promotion des Fréderic Beigbeder, Anne Roumanoff et autres Arnaud Montebourg), puis à l’École Nationale d’Administration. Une formation décriée mais néanmoins très utile, même si elle ne prépare pas du tout aux défis que peut rencontrer un élu local, comme je l’ai raconté en 1999 dans un livre intitulé « Ce que je n’ai pas appris à l’ENA ».

C’est quelques années seulement après avoir fini mes études que mon engagement politique et citoyen, que je cultivais déjà en tant que militant, devient mon véritable métier : je suis en 1993, à 29 ans, le directeur du cabinet de Roger Romani, ministre délégué chargé auprès du Premier ministre Édouard Balladur des Relations avec le Sénat et des Rapatriés. Au sein de mon parti politique, le RPR, je suis également secrétaire national chargé de la formation puis secrétaire général adjoint auprès d’Alain Juppé. Je participe aussi aux travaux de la cellule de réflexion économique mise en place autour de Jacques Chirac, dont il avait confié l’animation à Nicolas Sarkozy.

C’est à la même époque que je décide de m’engager sur le terrain local, là où la politique se met directement au service du citoyen. Alors que dans les décennies précédentes les terres de mission se situaient dans la France rurale, celles des années 90 sont désormais en banlieue. Il y a tellement à y faire ! Tellement d’attentes, notamment de la part des habitants qui vivent dans les quartiers les plus populaires de notre pays et qui ont l’impression que personne ne s’occupe jamais d’eux, de leur famille et de leur cadre de vie.

À Meaux en Seine-et-Marne, prenant la relève de Guy Drut pour mener l’opposition contre la majorité socialo-communiste en place depuis 1977, je suis élu maire en 1995. J’ai alors 31 ans, mais aussi un enthousiasme et une envie de faire changer cette ville qui ne m’ont pas quitté depuis. Pour moi, cette mission de maire est l’une des plus belles. C’est pour cela que, même lorsque j’exercerai d’autres responsabilités par la suite, je prendrai soin de toujours garder ce contact privilégié avec ma ville, notamment en y tenant chaque semaine une permanence ouverte aux habitants dans leur quartier, sans rendez-vous. Le maire, c’est souvent le dernier recours, « la famille de ceux qui n’en ont pas » pour paraphraser La Tour du Pin. C’est aussi pour moi une manière d’écouter, d’aider lorsque cela m’est possible, et de garder les deux pieds bien ancrés dans la réalité : lorsque l’on est maire, confronté en permanence au quotidien parfois très difficile de ses administrés, les ors de la République ne peuvent pas vous monter à la tête.

Maire de Meaux à partir de 1995, j’en deviens aussi député la même année. Je suis alors le benjamin de l’Assemblée Nationale. Une expérience parlementaire passionnante mais de courte durée : en 1997, au lendemain de la dissolution de l’Assemblée, je passe du statut de plus jeune élu à celui de plus jeune battu, lors d’une élection qui se joue en triangulaire avec le Front National. Une fois cet échec digéré, j’ai pu en tirer toutes les leçons : c’est à mon sens dans ce type de circonstances que l’on mesure mieux qu’à aucun autre moment la solidité des amitiés et la force de sa propre détermination. C’est ainsi : la défaite vous en apprend souvent plus que la victoire… même si l’on s’en passerait bien volontiers !

J’en aurai malheureusement une seconde expérience sept ans plus tard, lorsque je mène en 2004 la campagne des élections régionales en Ile-de-France. Dans un contexte difficile, malgré l’unité et le soutien de toute notre famille politique, nous manquons de reprendre la région au président socialiste sortant. Ce fut malgré tout une formidable aventure que de mener cette campagne sur un territoire réunissant près de douze millions d’habitants, soit la deuxième plus importante élection de France en nombre d’électeurs après la présidentielle.

Il faut dire que j’avais, avant cela, regoûté aux joies de la victoire. Un plaisir que je dois, une fois de plus, aux habitants de Meaux et du nord Seine-et-Marne. En 2001, les Meldois me réélisent en tant que maire, avec plus de 68 % des voix dès le premier tour. Une reconnaissance du travail accompli sans doute, mais surtout un encouragement à poursuivre les chantiers que nous avions ouvert ensemble. Parmi ceux-ci figure au premier rang la rénovation urbaine de cette ville et de ses quartiers que certains disent « sensibles ».


Le quartier Collinet de Meaux en 1997 et 2008
Meaux, ce sont en effet deux villes en une : d’une part, un centre-ville organisé autour de sa superbe cathédrale, qui fait penser par bien des aspects à une ville moyenne de province ; d’autre part, des quartiers uniquement recouverts de tours et de barres de logements bâtis à la va-vite, directement hérités des années 60 et 70 et qui portent la proportion de logement sociaux à 53 %, bien au-delà des 20 % imposés par la loi. Un véritable concentré de la France, de ses atouts et aussi de ses difficultés. Je n’ai de cesse, depuis mon premier mandat, de ressouder cette ville en une seule entité, de faire se rencontrer et se mélanger les personnes, de leur redonner une vraie qualité de vie. Bref, en un mot, de faire de Meaux la ville du Respect, où chacun est apprécié pour ce qu’il est.

Élu à nouveau député de Seine-et-Marne en 2002, j’ai le grand honneur d’être aussitôt nommé au gouvernement par le président de la République Jacques Chirac. Durant son mandat, j’ai donc exercé les missions successives de secrétaire d’État aux Relations avec le Parlement (2002/2004), ministre délégué à l’Intérieur (2004/2005), puis enfin ministre délégué au Budget et à la Réforme de l’État (2005/2007). J’ai également eu le privilège d’être le Porte-parole de ce même gouvernement durant ces cinq ans et auprès de deux Premiers ministres successifs, Jean-Pierre Raffarin puis Dominique de Villepin. Les fonctions et la confiance qu’ils m’ont confiées m’ont passionné et renforcé dans mes convictions.J’en ai d’ailleurs tiré un livre-témoignage baptisé « Promis j’arrête la langue de bois », en clin d’œil à cette fonction de Porte-parole et aux précautions oratoires qu’elle impose parfois.Après avoir pris clairement position en faveur de la candidature de Nicolas Sarkozy, et avoir mené campagne de toutes mes forces en sa faveur, j’ai été heureux de le voir accéder à l’Élysée. N’étant pas retenu pour participer au gouvernement qu’il forme alors autour de François Fillon, j’ai rapidement eu à cœur de m’investir dans de nouvelles fonctions. En 2007, réélu à l’Assemblée Nationale par les électeurs de Seine-et-Marne avec plus de 54 % des voix dès le premier tour, mes amis députés m’élisent à la présidence du Groupe UMP. Un défi passionnant, où les turbulences ne sont pas rares mais où l’on a la satisfaction permanente de contribuer à l’évolution législative de la France. La réforme constitutionnelle voulue par le président de la République renforce cette responsabilité, et je m’attache à remplir les deux missions qu’impose cette charge : soutenir à 100 % la politique voulue par le chef de l’État et son Premier ministre, et garantir 100 % de liberté de débat à l’intérieur de notre groupe.

Dans le même temps, toujours autant attaché à ma ville de Meaux, j’en suis réélu maire lors des élections municipales de mars 2008, sur le score de 68 % au premier tour.
Fort de ces expériences locales et nationales, j’ai voulu encourager le débat et proposer de nouveaux cadres de réflexion dans lesquels des hommes et des femmes politiques, mais aussi des décideurs économiques, des responsables associatifs et plus largement des citoyens de toutes origines et de toutes convictions pourront partager leurs points de vue. C’est pourquoi, en 2005, j’ai fondé avec des amis issus de la même génération que moi le club de réflexion Génération France.fr. Sa devise : « 0 % petite phrase, 100 % débat d’idées« . Avec Christian Jacob, Luc Chatel, Yves Censi et de nombreux autres responsables politiques, nous faisons vivre cet espace de liberté et de débat dans toute la France, sans peur de briser quelques tabous au passage et avec la volonté de faire bouger les lignes pour faire progresser nos idées.2010En novembre 2010, avec la confiance de Nicolas Sarkozy, le bureau politique de l’UMP me confie la tête notre mouvement. C’est un nouveau défi que je relève en souhaitant mobiliser le plus largement les militants et les sympathisants de la droite et du centre. Ensemble, avec une équipe rajeunie, élargie, paritaire et représentants toutes les sensibilités de notre famille politique, nous construisons un projet ambitieux pour notre pays.Je m’engage à fond dans la campagne présidentielle, au service de Nicolas Sarkozy. Certains me conseillent de « me protéger », de faire attention à « mon image ». Je ne les écoute pas. Comme les militants, au milieu des militants, je donne tout dans la bataille et j’y crois jusqu’au bout. Je me souviens avec émotion des grandes réunions publiques à Villepinte, place de la Concorde ou au Trocadéro, comme de toutes ses rencontres sur le terrain, avec les Françaises et les Français engagés dans cette campagne. Nicolas Sarkozy me donne une grande leçon de vie, par la solidité exemplaire dont il a fait preuve pendant le quinquennat passé et pendant cette campagne hors du commun. La défaite est pour moi une immense déception. Je suis inquiet pour l’avenir de mon pays, pour l’emploi et la sécurité de mes compatriotes. Il faut donc repartir au combat et préserver l’unité de l’UMP.

Le 17 juin 2012, je suis réélu député de Meaux au deuxième tour des législatives, à près de 60%. Dès l’élection de François Hollande, ma première priorité à la tête de l’UMP est d’installer une opposition solide face à une gauche qui détient presque tous les pouvoirs et qui poursuit une politique néfaste pour la France et les Français.

Le 26 août 2012, à Châteaurenard, en Provence, au milieu de 3 000 militants passionnés, je déclare ma candidature à la présidence de l’UMP. Je suis candidat pour rassembler tous les talents de notre famille politique, dans sa diversité. Candidat pour conduire une opposition qui colle aux réalités du terrain, qui n’a pas froid aux yeux, qui est sans concession, ni complaisance. En un mot, une opposition tonique. Candidat pour emmener l’UMP vers la victoire en 2014, à l’occasion des prochaines élections locales. Il sera finalement élu à la tête de l’UMP le 18 novembre 2012 grâce au suffrage des militants de l’UMP.

La vie autour de la politique, c’est évidemment la vie familiale, que je protège au maximum, mais aussi des passions connues et moins connues. La musique y occupe une place à part : c’est même pour cela que j’ai créé dans ma ville un grand festival baptisé les Muzik’elles de Meaux, qui met chaque année en avant le talent au féminin. Étant moi-même musicien (amateur mais passionné), je ne rate pas une occasion de m’exercer sur les touches de mon piano et de jouer du jazz avec des amis. J’essaie également d’assister régulièrement à des concerts et des spectacles, notamment ceux qui s’inscrivent dans la lignée des chansonniers dont j’apprécie l’humour depuis ma jeunesse. Lorsque mon agenda me le permet, j’essaie enfin de pratiquer des activités sportives, notamment la course à pied et le tennis. Autant d’éléments qui m’aident à conserver l’équilibre, pour pouvoir mener à bien les missions importantes que les militants de l’UMP et les habitants de Meaux m’ont confiées par leur vote.